
Peuplé d’une centaine d’habitants, le village est accroché à mi-pente, à une altitude moyenne de 452 mètres, groupé et étiré en longueur. D’une superficie de 13,09 km², cette commune fait partie de la Pieve de Viggiano (elle est ainsi parfois nommée Santa-Maria-di-Viggiano).
Le territoire de la commune a été habité dès la préhistoire, comme en témoignent des habitats fortifiés (casteddi), de nombreux hameaux et bergeries.
Les étranges roches rouges qui entourent le village ont pour leur part donné naissance à des légendes, plaçant sur cette zone des châteaux habités par les Sarrasins.
Sous le village, l’église d’inspiration romane, classée monument historique, a été édifiée au XIIème siècle, et comprend une nef unique et une abside en cul-de-four. Ses ornements sont très détaillés, décorant la façade et l’intérieur de modillons où alternent des têtes humaines (toutes différentes), des animaux stylisés (bovin, bélier, serpent) et des figures géométriques.
Une érudite amoureuse de la Corse, Miss Dorothy Carrington, a étudié ces ornements, peu communs dans la région, qui lui ont évoqué des mondes surnaturels dans lesquels plantes et animaux s’entrelacent.
Certains voyant dans les visages sculptés des têtes de cavaliers mongols, cela entraina de nombreuses spéculations quant à leur présence en Corse.
Son clocher à lanternon fut quant à lui construit au XVIIIème siècle
Elle est couverte de lauzes de granite. À l’intérieur, de vieilles statues en figuier sauvage, recouvertes de plâtre, datent du XVIIe ou du XVIIIe siècle. Celle de San Ghjuvani Battista garde sans doute le souvenir de la vieille chapelle démolie en contrebas du village.
Plusieurs autres chapelles et églises, pour la plupart en ruines, attestent de l’importance passée de ce territoire.